Éditorial : « J’aimerais vous souhaiter une bonne année 2018, mais j’ai un peu de mal… »

mercredi 27 décembre 2017 0

J’aimerais vous souhaiter une bonne année 2018, mais j’ai un peu de mal… Non pas que je ne vous aimerais pas, mais parce que je ne puis être certaine que cette année soit bonne, pire ou meilleure que celle qui vient de s’écouler…

La maison brûle, paraît-il… L’écologie devient une urgence absolue… de même que la fraternité, sur une terre où massacres, spoliations, exils, esclavages ne sont toujours pas des mots oubliés, ou seulement réservés aux vieux livres d’histoire…

Et puis, autour de nous, parmi vous, il y a tous ceux qui ont perdu quelqu’un, en 2017… Comment souhaiter une bonne année, ou une meilleure, comme on peut l’entendre, à quelqu’un qui a perdu l’amour de sa vie, ou son enfant ?

On peut être optimiste, ou cynique, se dire que ce n’est pas en 2018 qu’on perdra à nouveau l’amour de sa vie ou son enfant… L’année sera donc forcément meilleure… Mais ça ne change rien… la perte de 2017 demeurera en 2018, l’amour de sa vie ou son enfant ne seront pas là… Comment l’année pourrait-elle être plus belle, première année « sans » ? Les mots sont trop pauvres, il vaut mieux ne rien dire…

Je ne me sens pas de vous souhaiter une bonne année, car je ne sais pas comment elle sera… Ni toutes celles d’après… Mais je vais quand même me permettre un vœu : que la foi, l’espérance et l’amour, demeurent en vous, inlassablement, inébranlablement, inexorablement… Car en face de toutes les forces de
mort, dans nos vies personnelles, dans les sociétés et dans le monde, ils ont été, sont et seront toujours nos seules armes, et nos remparts pour rester debout ou ne pas hurler avec les loups, pour rester des êtres humains qui portent encore et toujours la vie et la fraternité…

Oui, ce que je peux et veux vous souhaiter, pour 2018, c’est ceci : des gens avec qui vous pourrez partager un peu de foi, un peu d’espérance, et un minimum, que dis-je, un maximum d’amour et d’affection, tout cela sans quoi nous ne pourrions vivre, tout cela qui fait tenir le monde debout depuis bien longtemps… Et lui donne, et nous donne, et donnera un avenir à nos enfants et à tous les enfants de la terre…

Pasteur Corinne Scheele


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